Domaine de la Belvaudiere, 72190 Saint-Pavace                         Pour toutes informations, veuillez-nous contacter au : 06 09 74 10 10

L’Histoire du domaine

Puisque la « belle-Vaudière » vient tout juste de donner son nom à un nouveau quartier au bourg de St Pavace, il nous semble opportun de communiquer aux nouveaux Palvinéens qui y sont installés les quelques connaissance que nous possédons sur ce lieu et que nous empruntons pour beaucoup d’ailleurs à l’abbé Legeay ancien curé de la paroisse.

Il ne s’agissait à l’origine que d’un modeste bordage (petite exploitation au Maine pouvant couvrir 2 à 5 ou 6 hectares) appartenant semble t-il en 1517 à une Jacquine Goyet, veuve Guyon Tibergeeau. Elle fonda une chapelle Saint Jacques de la Belle-Vaudière desservie dans l’église de Saint-Benoit au Mans au bénéfice au chapitre de Saint-Michel.

En 1740, le 4 mai a lieu la bénédiction, par Denis Baudry, prêtre en théologie, chanoine archidiacre de l’église au Mans et vicaire général au Diocèse de « La Chapelle domestique » au lieu de la Bellevaudière sise en cette paroisse nouvellement bâtie et érigée en l’honneur de Saint-Jacques Le Majeur par vénérable et discret Me Nicolas Chauvin du Ponceau, prêtre curé de Saint-Pierre le Réitéré de la Ville du Mans, chapelain titulaire de la Chapelle de Saint-Jacques désert dans l’église paroissiale de Saint-Benoist de la Ville du Mans, du temporel de laquelle chapelle dépend le Lieu de la Bellevaudière.

En 1786, le bénéfice du bordage de la Bellevaudière appartient à Me Daniel Fouet demeurant paroisse de Saint-Pierre le Réitéré au Mans.

La bellevaudière déclarée Bien National est mise en vente aux enchères, en deux lots, le 17 janvier 1791. Le premier lot qui consiste en une maison de maître et son jardin est adjugé 7 700 francs à François Xavier Boulanger, prêtre « intrus » de Saint Pavace (en remplacement au curé titulaire Grandin, réfractaire au serment). Mais il ne pourra acquitter le montant de son achat qui échoit à Pierre Noël Lalande du Mans.

Le second autre lot, composé de 16 journaux de terres (un plus de de 5 ha) et 2 hommées de pré (8 000m²) est adjugé pour 8 450 francs à Pierre Couday fils, fabricant de chandelles (industrie mancelle prospère de l’époque).

En 1836, c’est un chirurgien au Mans Pierre Lemercier qui est propriétaire de la Bellevaudière. L’Abbé Legeay signale qu’une maison y fut construite en 1866. L’ensemble est vendu en 1874 à Léon Jourdain qui 20 années plus tard cède la propriété au général Paul Détrie auteur de faits d’armes héroïques pendant la désastreuse campagne mexicaine entreprise par Napoléon III.

slide1

La Belvaudière, une demeure au Charme Discret

Située à l’entrée de Saint Pavace, rue du Monnet, la Belvaudière est nichée dans un écrin d’arbres plus que centenaires, qui masquent les lignes sobres et élégantes. C’est l’une des 6 demeures dont l’histoire est intimement liée à celle de la Commune. Le Domaine de la Belvaudière a connu d’importantes périodes de troubles. A l’origine, il s’agissait d’une exploitation agricole dotée d’une première habitation de maître, dont le propriétaire était en 1786 Daniel Fouet, un prêtre résidant au Mans. Lors de la Révolution, elle fut vendue comme bien national à un autre prêtre du Mans. Mais il ne put en acquitter le prix et dut la revendre.

En près de deux siècles, elle changea au moins 6 fois de mains. Le Domaine fut dépecé au hasard des successions et la demeure actuelle ne fut édifiée qu’en 1866 par Jules Lemercier, un ancien administrateur de la Mission égyptienne, ancien compagnon de Ferdinand de Lesseps, le constructeur du Canal de Suez. Jules Lemercier essaya d’acclimater dans le parc des arbres originaires d’Asie mineure et centrale, dont quelques rejetons sont encore visibles de nos jours.

La Belvaudière fut également la propriété du Général Paul Détrie, ancien maire de Saint-Pavace.

Elle appartient depuis cent ans à la même famille et ses actuels propriétaires l’habitent depuis maintenant cinquante ans. La vielle dame de pierre a enfin trouvé la sérénité.